Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

      CRUN

      Sans titre 5

                   Renseignements ou témoignages, contactez nous : crun.06@hotmail.fr

11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 14:32

LE CAS CHLOE
et
LES MANIFESTATIONS DE BOULES VERTES


EricZurcher-20C.jpeg
Une enquête d'Eric Zurcher et du CRUN 
Rapport d'enquête: Eric Zurcher
Illustrations : Patrick Tardy

1ère PARTIE : LES FAITS :

 

 

L’affaire Chloé s’est déroulée le 25.11.76 et appartient à la catégorie des rencontres rapprochées de type 1 (RR1 / classification J.A.Hyneck) mais ce témoignage va être introduit par une rencontre survenue quelques mois auparavant : un « classique » français relaté par le rapport COMETA (1) pour sa « solidité » et catalogué PAN D  selon la classification du GEIPAN (2).

 

Le 3 mars 1976, Claude Bosc, alors élève pilote à l’Ecole d’aviation de chasse de Tours, effectue un vol d’entraînement de nuit, sur un T33, selon un itinéraire Rennes-Nantes-Poitiers avec retour à Tours.

Plusieurs avions suivent le même itinéraire à 5mn d’intervalle.

La nuit est noire, sans nuages et la visibilité supérieure à 100 km.

Alors qu’il vole à 6000 m d’altitude et à 460 km/h, le pilote aperçoit droit et loin devant lui ce qu’il pense être tout d’abord le départ d’une fusée de signalisation de couleur verte.

En quelques secondes, cette fusée dépasse l’altitude de son avion de 1500 m (donc monte vers 7500 m), marque un temps d’arrêt, puis redescend dans sa direction et semble se précipiter droit vers l’avion.

La  glace frontale du cockpit et tout l’avion sont enveloppés d’une lumière verte vive et phosphorescente. L’impact paraît inévitable et le pilote croise les bras devant son visage dans un geste de protection réflexe.

Cependant, Claude Bosc à le temps de percevoir une sphère qui évite son avion à la dernière seconde et passe sur l’aile droite en la frôlant.

- La sphère mesure entre un et deux mètres de diamètre.

- Elle est prolongée d’une queue, également de couleur vert fluorescent.

- Une lumière blanche très vive brille en son centre.

- L’observation a duré environ 5 secondes.

- Le contrôleur radar au sol, informé, n’a rien détecté sur son scope radar.

- Deux autres pilotes qui suivaient ont également aperçu le phénomène, mais de loin.

 

Pourquoi ce cas est-il considéré comme exemplaire ? Parce qu’il implique bien entendu un témoin militaire hautement qualifié (Claude Bosc est aujourd’hui colonel de l’armée de l’air) et des témoins annexes de qualité identique.

Le phénomène, quant à lui, ne saurait être réduit à une météorite de part sa trajectoire ascensionnelle, puis descendante, et enfin son comportement intelligent (3).

Alors, comment interpréter cette étrange « sphère verte » ?

C’est là qu’intervient le témoignage de Chloé, qui a vu un objet semblable de très près quelques mois plus tard sur une route isolée dans les Alpes de haute Provence.

 

Le cas Chloé n’est à vrai dire pas inédit. Il a été relaté dans la revue Lumières dans la Nuit en 1977 (4) par une enquête de J.L.Pala de l’ADEPS (5). Mais il se trouve que nous connaissons Chloé qui est une amie depuis plus de dix ans, et que nous avons souvent évoqué cette observation avec elle. Son souvenir est resté vivace, tout comme son intérêt pour cette rencontre inopinée.

Elle a souhaité corriger quelques détails par rapport au récit paru dans LDLN à l’époque et c’est ce qui motive ici cette nouvelle enquête, avec une mise en perspective,d’une part, par rapport aux observations de boules vertes que Chloé est  une des rares personnes ayant eu la chance d’observer à si courte distance, et d’autre part par le rappel de quelques autres affaires survenues dans le même espace géographique.

 

Comme Chloé est une artiste connue, elle a réalisé une peinture de ce qu’elle a vu cette nuit là et ce document est présenté pour la première fois ici, ainsi qu’une photo exécutée quelques jours plus tard par elle-même, de l’endroit où le phénomène a disparu.

 

Pour le reste, nous suivrons dans les grandes lignes, mais en la précisant, l’excellente relation de J.L.Pala.

Les textes en italiques sont les mots employés par le témoin.

 

Nous sommes le 25 novembre 1976 ; Chloé roule sur la route Napoléon (N 202) reliant Digne à la Côte d’Azur et rentre chez elle, à Antibes. Il est 23 h 25 et elle vient de passer le village de Barrême (moins de 500 habitants – 733 m d’altitude). La nuit est froide, étoilée, sans lune ; la visibilité est excellente.

Au volant de son Austin mini, la jeune étudiante de 22 ans traverse cette vallée étroite des Alpes de Haute Provence, constitué de massifs rocheux et calcaires, avec d’importantes forêts de conifères, en direction du village de Moriez (situé à 12 km de Barrême) lequel précède le col des Robines -988 m d’altitude- avant la redescente sur St André des Alpes (voir carte).

La route est sinueuse, montante, et le témoin roule à une vitesse de 40 km/h environ.

A quatre kilomètres de Barrême, non loin de la bifurcation vers le minuscule hameau de Gévaudan, Chloé voit très soudainement tomber du ciel, sur sa droite, direction sud-est, une forme lumineuse aux contours non discernables à cause de la vitesse de la chute.

Bien que linéaire, la trajectoire se double d’un mouvement en spirale et le phénomène laisse derrière lui une traînée, comme une queue de comète.

Le phénomène décélère très brutalement, comme si la gravité était annulée, et cela frappe beaucoup le témoin. Il est très brillant mais n’éclaire pas le sol, et se stabilise à un mètre au dessus de la route, à environ 100 – 150 m devant le véhicule, lequel a aussi décéléré par réflexe de la conductrice.

Chloé remarque alors que le phénomène émet plusieurs couleurs : du jaune, rouge et vert qui tournent ensembles. Cela a l’apparence d’une toupie multicolore, mais qui n’éclaire pas le sol, ni la route, ni les arbres autour.

C’était très joli nous confie t-elle.

Dans un silence total, le phénomène perd alors ses couleurs et s’entoure d’un halo vert fluorescent et flotte au dessus de la route qu’il n’éclaire toujours pas, masquant en partie les arbres. Chloé se rend compte qu’il s’agit d’un objet rond, qu’elle distingue maintenant à travers le halo verdâtre. Elle estime le diamètre de la sphère a I,50 mètre, tandis que la dimension du halo va de 2 à 2,50 mètres. La couleur est d’un vert fluorescent, mais doux et agréable à regarder.

Pas de douleur oculaire.

Le phénomène commence à se déplacer vers la voiture comme s’il la découvrait, passant sur la gauche et semblant éviter les phares : au cours du croisement avec un véhicule, de nuit, on ne voit plus ce dernier dans ses phares à partir d’une certaine distance. J’ai eu cette sensation.

D’où une impression de trajectoire légèrement incurvée devant et autour de la voiture au fur et à mesure qu’elle se rapprochait. A faible vitesse, la voiture et le phénomène se rapprochent désormais conjointement.

Le halo vert l’enveloppant traîne derrière et le tout fait penser à une barbe à papa maintenue horizontalement.

Sur sa gauche, et à la très faible distance d’un mètre cinquante environ, Chloé va pouvoir contempler l’objet un court instant.

Elle perçoit nettement une partie sphérique vue par le bas ; de fait, vu son angle de vue, une sorte de demi sphère ayant l’aspect de la fonte lisse, ou peut-être d’une sorte de verre poli et noir. Ca m’a donné l’impression d’être un truc régulier, fonctionnel, logique.

 

Mais ce qui frappe le plus le témoin, outre ce haut qui reste nimbé de ce large halo vert fluctuant, c’est que ce nuage vert phosphorescent est comme plaqué sur la paroi, dans le sens du déplacement, comme le vent quand il plaque la pluie forte contre un pare brise de voiture, en une couche d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur. Cette couche est renvoyée sur les côtés et à l’arrière où il forme le panache « barbe à papa ».

Le tout était très joli à regarder.

Ce qui ressemble à un gaz vert paraît venir de l’intérieur par de très nombreux petits tuyaux

issus de la sphère et qui le projettent vers l’extérieur (plusieurs dizaines au moins).

 

Par ailleurs, une lumière rouge est désormais visible, au centre, légèrement vers l’arrière du panache vert.

 

Très vite, l’objet repart vers la gauche, bondissant vers le haut en suivant un thalweg et en évitant les arbres, direction Nord. Sa présence n’est plus décelable par aucune luminescence ou reflet sur le paysage ; il n’a d’ailleurs jamais éclairé son environnement.

 

Au total l’observation a duré environ 20 secondes. Ce qui a le plus frappé le témoin, c’est le passage du vol à grande vitesse (une étoile qui tombe) à la position stationnaire, de façon quasi instantanée (note : cette absence d’inertie qui est une constance fréquemment remarquée induit effectivement un sentiment d’étrangeté) et aussi la beauté irréelle de cette manifestation.

Immédiatement après, reprenant de la vitesse, Chloé passe au niveau du chemin menant au  hameau de Gévaudan. Elle consulte sa montre et constate qu’il est minuit, puis continue en direction du village de Moriez dont elle voit les lumières.

Peu après elle croise une voiture, pense à l’arrêter pour lui faire part de sa rencontre, mais finalement y renonce. Elle est désormais pressée de rentrer chez elle car elle a encore deux heures de route. La voiture a bien fonctionné ; pas de panne, ni de ratés, ni de problèmes d’éclairages. La radio était éteinte.

 

Son cœur s’est emballé lors de l’observation et elle a perçu un sifflement dans les oreilles lorsque elle s’est trouvée proche du phénomène.

Tout à fait normalement, elle est émotionnée et a peur rétroactivement.

Elle n’éprouvera pas d’autres symptômes, si ce n’est qu’elle ne dormira pas de la nuit :  le lendemain, j’étais secouée ; en fait, quand j’ai réalisé que ce n’était pas un phénomène naturel, j’ai eu très peur car j’étais toute seule.

 

La nuit même, elle a été compter son observation au commissariat d’Antibes, mais on s’est contenté de se moquer d’elle.

Elle est revenue sur les lieux le dimanche 28 novembre 1976 car elle était curieuse de ce qu’elle avait vu et voulait observer l’endroit de jour (elle a fait la photo qui se trouve en annexe, là où le phénomène a disparu). 

Elle voulait aussi s’informer d’autres témoins ayant vu quelque chose de similaire.

Elle a fait un rapport à la gendarmerie de Barrême. Les gendarmes n’ont d’abord pas pris au sérieux son témoignage, lui faisant remplir trois feuilles …qu’ils ont ensuite égaré !

Mais quelques temps plus tard, ils lui ont téléphoné pour qu’elle réitère sa déposition car selon eux, deux gendarmes motocyclistes avaient aperçu cette boule verte dans un champ, sur la route entre Digne et Sisteron, la même nuit apparemment.

 

Etudiante à l’époque, Chloé ne s’intéressait pas aux OVNIs mais y est sensibilisée depuis.

C’était et c’est toujours une personne très cultivée, doublée d’une artiste peintre connue, et qui a donc un sens des couleurs et des proportions excellent.

Elle n’a pas hésité à prendre la parole en public pour relater son observation (à notre demande) lors des premiers repas ufologiques qui se sont tenus à Nice le 27 juin 2009.

 


PRECISIONS
 :

 

-         La gendarmerie aurait finalement fait une enquête sur les lieux, sans trouver de traces ; le cas peut donc bien être classé dans la catégorie RR1 ; (RR2 si il y avait eu des traces).

-         Une météorite étant exclue, quel phénomène naturel peut rendre compte de ce témoignage ? Foudre en boule, Plasma ? Sauf que cela ne correspond nullement à la description et à la manœuvre intelligente, même si ces phénomènes naturels peuvent parfois donner l’apparence d’un comportement intelligent.

-         La corrélation avec l’observation du Colonel d’aviation semble évidente, d’autant que quelques mois seulement séparent les deux affaires.

-         L’objet fait penser à une sorte de « sonde » au comportement intelligent.

-         On peut noter les habituels comportement « invariants » : ostentation, fuite rapide, absence de gravité dans les évolutions et fort indice d’étrangeté.

-         Le lieu a quelque peu changé depuis le temps (travaux) mais divers repérages et quelques photos ont facilité la reconstitution numérique en annexe.

-         A noter : sur le plan géologique, la région de Barrême est une des plus riches de France, avec quelques particularités (voir annexe en fin de notes).

 

 

 

Documents joints :  dessin publié à l’époque dans LDLN / dessin inédit du témoin représentant l’objet / photo inédite du témoin, réalisée de jour le 28.11.76, du thalweg où le phénomène a disparu / reconstitution numérique de l’observation.

 

 

Enquête réalisée sur plusieurs années (de 2005 à 2009) après de nombreux entretiens avec le témoin, qui a vérifié la rédaction de manière à ce qu’elle cadre parfaitement avec ce qu’elle a perçu cette nuit de novembre 1976.

Ont participé à cette enquête : Philippe Mazo, Eric Zurcher, Serge Mereu, avec l’aide technique de Patrick Tardy, Pierre Boitière .

 

  

 


Montage numérique par Patrick Tardy





SECONDE PARTIE :  RAPPROCHEMENTS

   

LES BOULES VERTES :

 

Elle sont à elles seules une part non négligeable du dossier OVNI et se manifestent très tôt dans l’histoire « officielle », c’est à dire à partir de l’observation de Kenneth Arnold au mont Rainier dans l’Etat de Washington , le 24 juin 1947 (6)

Durant l’année 1948, aux Etats Unis, et notamment au Nouveau Mexique, les observations se comptent par centaines, y compris par des observateurs qualifiés (pilotes, scientifiques, etc.) sans que l’on puisse ni les approcher, ni tirer une conclusion quelconque.

Un C 47 de l’armée a vécu une rencontre fort proche de celle du Colonel C.Bosc (Capitaine Goède, le 5.12.48) et un DC 3 a failli être percuté dans ce qu’on a nommé « la nuit mémorable ». Le 18.9.1954 encore, des milliers de personnes ont été témoins du passage d’une de ces boules vertes, cette dernière paraissant énorme, toujours dans le ciel du Nouveau-Mexique (7).

Des observations de boules vertes, il y en a des milliers de par le monde.

Au seul niveau français, il est impossible de prétendre à l’exhaustivité et ce n’est d’ailleurs pas le but de ce court texte.


Dans cette thématique nous rappellerons pour mémoire :

 

-         Sur le plan planétaire, le cas de Madagascar – Tananarive, le 16 août 1954 qui eut plusieurs centaines de témoins : une boule verte précédait un objet en forme de cigare, volant à 300 m d’altitude. Des perturbations électriques eurent lieu (8).

-         Sur le plan national, le cas du Colonel Bosc déjà évoqué.

-         Sur le plan régional, le cas survenu dans les Alpes-maritimes (voir sur ce même site l’enquête de P.Mazo et S.Mereu : LA BOULE VERTE DE FEVRIER 1996 ) ..

 

 



Cette dernière partie n'a pas de lien "direct" ni particulier avec le cas de Chloé, mais elle invoque surtout l'existence de "spot" (nouveau terme ufologique pour évoquer un lieu particulièrement sensible au phénomène). Cette partie est donc plutôt assimilable à tous les témoignages qui touchent notre région, et pourrait d'ailleurs figurer à la fin de chacune de nos enquêtes (régionale), ou plus simplement, faire l'objet d'un article spécifique. 

                                                                                                      Philippe Mazo


LA « TERRITORIALITE » DU CAS:


Ce terme désigne, dans son expression la plus simple, les cas survenus dans un espace géographique donné. D’une manière plus complexe et souvent malaisée à interpréter (mais que les ufologues de terrains perçoivent bien) le phénomène semble parfois se polariser sur le temps dans un secteur donné.

Si ce secteur est restreint, le lieu finit par devenir célèbre (Col de Vence, vallée d’Hessdalen en Norvège, Ranch Sherman dans l’Utah, etc.) ; d’une manière générale, la territorialité est une notion qui peut se recouper avec d’autres tendances comme les « mini vagues » ou des thématiques particulières.

Les cas relatés ici sont les plus intéressants, mais il faut toujours garder à l’esprit l’estimation suivante : selon l’avis de Fernand Lagarde, qui fut un des meilleurs connaisseurs du dossier OVNI, seul un cas sur dix parvient à notre connaissance (9).

 

-         Impossible de ne pas citer le cas mondialement célèbre de Valensole, le 1.07.1965. Le témoin, un agriculteur producteur de lavande, aperçoit deux êtres de petite taille auprès d’un engin posé dans son champ. Il est paralysé et l’objet s’envole puis disparaît rapidement. Des traces au sol sont relevées par l’enquête de gendarmerie et Mr M subit des effets secondaires. D’autres témoins apercevront ces étranges personnages plusieurs fois par la suite, notamment en 1966. Valensole est à environ 35 km de Barrême. En 1954, il y aurait également eu un cas avec observation d’humanoïdes à Cabassou, près de Corbières, sans oublier les affaires étranges de la Javie en 1947 –déjà- et en 1960. Cependant, ces trois derniers cas souffrent d’un manque d’enquête approfondie et surtout n’ont pas impliqué d’observations d’OVNIs pour les deux derniers (10). Nous ne les citons donc que pour mémoire.

 

-         Le 31.12.1967, à 17 h, sur la route nationale 100 qui relie Apt à Digne, Mr V au volant de sa 403 diesel aperçoit devant lui en travers de la route et alors que la nuit tombe, une forte lumière, tandis que sa voiture a des ratés. Il se gare et ne voyant rien venir, il sort du véhicule et s’approche. A 30 mètres, il distingue un objet gris métallisé et très brillant, en forme de demi sphère ; il repose sur trois « béquilles » de 2 mètres de hauteur. L’objet touche le haut des arbres. A 10 mètres, le témoin voit une sorte de trappe dont émane une lumière douce et bleutée ; elle se referme sans bruit ; l’engin passe au violet, puis au jaune-orange et décolle verticalement à grande vitesse. Le témoin ressent des picotements sur le corps et dans les oreilles (11).

 

-         Sur la nationale entre Digne et Valensole, le 31.03.1974 à 19 h, 3 personnes en voiture observent un objet qui stationne à 100 m sur le côté de la route. Une sorte de couvercle de 10 m de diamètre entouré de lueurs rouges et oranges. Soudain l’objet démarre à  une vitesse foudroyante dans le plan horizontal, en direction de Valensole et disparaît en quelques secondes (12).

 

-         Deux semaines après l’observation de Chloé, le 8.12.1976, deux sous-officiers d’un bataillon de chasseurs alpins basés à Barcelonnette aperçoivent près du village de Meyronnes, de nuit, un objet aérien en forme de ballon de rugby avec une lumière jaune en son centre. Pendant 30 minutes l’objet évolue au dessus de la vallée de l’Ubayette. Le lendemain à 23h 20, ils observent de nouveau quatre de ces objets. La formation stoppe brusquement et l’un d’eux descend à moins de 500 m de la voiture des témoins. Un douanier assiste également à la scène Des observations identiques ont été faites au col de Larche en 1974 par 5 témoins et les mêmes objets seront encore observés par une équipe de douaniers deux semaines plus tard (fin 76). La gendarmerie a ouvert une enquête. (13).

 

-         Sur la route sinueuse N 951 entre Cruis et Mallefougasse-Auges, le 24.07.1977 à 22h30, un couple en voiture observe soudain au sortir d’un virage et dans une clairière en contrebas un phénomène à la luminosité aveuglante. L’objet est blanc et bleu, mesure 7 à 8 m de long sur 2,50 m de haut, et à la forme d’un parapluie renversé. De chaque côté de la forme lumineuse se tient un homme, mais les détails des deux êtres sont indiscernables tant la luminosité est forte. Silence total. Effrayé et sans comprendre de quoi il s’agir, les témoins s’enfuient. La femme souffrira de conjonctivite (14).

 

-         A Thoard (près de Digne) le 1.10.1978, trois témoins dont un policier observent pendant 15 mN, à 200 m de distance un objet ovale de couleur phosphorescente blanche stationné à 4 mètres au dessus du sol. Le phénomène balaie le terrain devant lui avec un puissant faisceau de lumière blanche avant de disparaître à toute vitesse en direction de Sisteron. Il y a enquête de la gendarmerie. Peu avant, le 30.09.1978, près de Mallemoisson, sur la RN 85 qui mène de Malijai à Digne, c’est un couple en voiture qui aperçoit à 21 h pendant 3 minutes et à 100 m de distance, un objet de forme ovoïde et phosphorescente, d’environ 20 m d’envergure, planant en silence au dessus des champs sans les éclairer (15).

 

-         Près d’Annot (A-M) le 1.12.1979, vers 19 heures 35 sur la CD 110, Mr D…boucher de son état, revient de sa journée au marché au volant de sa 2 CV. Il voit soudain sur sa gauche une grosse boule de 3 m de diamètre très lumineuse, dont la couleur passe du blanc au rouge puis de l'orange au jaune. Cette boule émet un bruit strident de type bip bip. Le témoin est très effrayé et accélère. Le phénomène le suit pendant environ 2 km alors que le véhicule roule à 70 - 80 km/h. Au bout de 2 kilomètres le phénomène disparaît brutalement au carrefour des routes de Nice et d’Annot. Le témoin a subi un choc nerveux suffisamment important pour lui provoquer une occlusion intestinale. Aucun autre témoin n'a pu être rencontré et l'enquête de gendarmerie n'a pas permis d'identifier le phénomène observé (16). Annot est –en ligne droite- à 23 km de Barrême. Les cas de « poursuite » des témoins par le phénomène sont fréquent, notamment dans le Var (voir notamment la référence 10).

 

-         Quelques autres cas dans la région : Barrême, le 9.05.1983 ; sept témoins observent de 22h 30 à 23H 30 une boule très lumineuse qui prend la forme d’un triangle aux jumelles. Colmar, le 25.09.1983 ; quatre témoins perçoivent pendant 15 secondes un objet zigzaguant à grande vitesse et dégageant d’intenses lumières blanches et oranges. Jausiers, le 29.06.1993 ; deux témoins observent une forme circulaire d’environ 6 m de diamètre à près de 600 m du sol, et dans le plus parfait silence. Tous ces cas sont consultables sur le site du GEIPAN (17) et relèvent d’enquêtes de la gendarmerie.

 

-         Le cas S.R :  A l’hiver 1993, à 4 heures du matin, Mr S.R, livreur, croise de nuit, à six kilomètres de Barrême (soit à deux kilomètres de l’observation de Chloé) un double objet très lumineux en forme de chapeau canadien, long de 12 mètres et posé à 100 mètres dans un champ. Le témoin paniqué accélère et l’objet le suit un moment avant de disparaître. Il s’agit d’un cas inédit enquêté par le CRUN et la relation complète se trouve sur ce même site.

 

 

-         A noter, enfin, les étranges traces de 35 m de longueur retrouvées par un berger sur un haut plateau montagneux et inaccessible aux véhicules, de la région d’Entrevaux  au printemps 1976. Le CRUN y était monté (18) et avait effectué photos et relevés, ainsi que la gendarmerie ; toutefois, le lieu étant très isolé, ces traces n’étaient pas liées à de quelconques observations ; à notre connaissance, cette affaire n’a jamais été explicitée.

 

 

 

NOTES:

 

1)      Rapport COMETA : document de synthèse émit en 1999 à l’attention du premier ministre de l’époque (Lionel Jospin) par des technocrates liés à la défense et portant le titre OVNI, à quoi faut-il s’attendre ? Le rapport a été publié en 2002 aux éditions du Rocher. Le témoignage du colonel Bosc se trouve pp 32-33.

2)      Le GEPAN (Groupe d’Etude des Phénomènes Aériens Non identifiés) crée est 1977, était une antenne du CNES (Centre Nationald’Etudes Spatiales) chargé d’étudier ces phénomènes (sous la direction de C.Poher, puis d’A.Esterle). Il a ensuite été réduit à sa plus simple expression sous le nom de SEPRA (Service d’Etude des Phénomènes de Rentrée Atmosphérique) avec le seul J.J.Velasco, puis réactivé dernièrement sous le nom de GEIPAN. Voir les archives mises en ligne sur internet. Dans la terminologie du GEIPAN, les phénomènes classés PAN (Phénomènes Aériens Non identifiés) de classe D, sont ceux qui restent totalement inexplicables (au contraire des classes A, B et C qui peuvent être à priori « réduits »).

3)      Déjà à la fin des années 60, une enquête réalisée par l’armée de l’air française avait conclu que 15 % des observations relatée résistait à toute tentative d’explication, et que 4 % des cas relevait d’un très haut indice d’étrangeté. Ces données sont toujours d’actualité.

4)       Revue Lumières Dans La Nuit, N° 167 d’août - septembre 1977, p25-26. Voir également une brève relation du même cas dans LDLN 166, p 29-30.

5)      ADEPS : Association de Détection et d’Etude des Phénomènes Spatiaux ; une association qui couvrait la région PACA et qui était très active dans la décennie 1970-80.  Elle a eu comme président successifs : A.Césari, H.Julien, et J-C.Fumoux. Un de ses meilleurs enquêteurs était Claude Allos, que je salue ici.

6)      Cliquer K.Arnold sur le WEB. Le témoignage est fondateur de l’histoire contemporaine des OVNIs et comporte déjà les caractéristiques classiques du phénomène (évolutions évoquant l’absence d’inertie notamment). Les habituels détracteurs prétendirent qu’Arnold –pilote confirmé- avait simplement aperçu un vol d’oiseaux !

7)      Sur les vagues de boules vertes américaines, on lira avec profit les souvenirs du Capitaine E.J.Ruppelt dans The report on UFO, publié en 1956. Taper Ruppelt ou projet Twinkle sur internet. Ce dernier projet était sensé les étudier, mais il fut vite enterré, faute de résultats, en 1951. Certaines de ces boules vertes pouvaient toutefois être des météores de taille.

8)      Ce cas est relaté dans le rapport COMETA déjà cité et le N° 328 se la revue LDLN y consacre une étude après avoir retrouvé 11 des témoins. Une recherche  sur le net fera également apparaître de nombreuses relations de ce cas.

9)      Fernand Lagarde était le rédacteur en chef de la revue LDLN et un des meilleurs connaisseurs du dossier OVNI en France. Il a notamment supervisé l’ouvrage phare de LDLN : Mystérieuses soucoupes volantes (éditions Albatros 1973) dont on ne peut que conseiller la lecture à ceux qui auront la chance de le trouver. LDLN avait tendance à nommer ces phénomènes : MOC (mystérieux objets célestes) plutôt qu’OVNIs. Son estimation s’appuie sur la vague de 1972 et on lira sur ce sujet avec profit LDLN 135  de novembre1974, p 25, ainsi que l’étude statistique de G.Marchais : Du Hasard, dans LDLN n° 166, de juin-juillet 1977, p 12-14.

10)  Voir notamment OVNI en Provence, de M.Figuet et H.Julien, éd de Haute-Provence, 1993, pp 227-228 & 217-218.

11)  Ce cas se trouve également relaté dans OVNI en Provence, pp 195 196.

12)  OVNI en Provence, pp 140 – 141. Toutefois, les auteurs ne citant pas leurs sources cas par cas, on ne peut que supputer des enquêtes de mouvements privés, notamment l’ADEPS.

13)  OVNI en Provence, pp 161-162.

14)  OVNI en Provence, pp 253 – 254.

15)  OVNI en Provence, pp 169 & 196.

16)  Sources : enquête de la gendarmerie / publication du GEPAN. Egalement : référence 10, pp 107.

17)  Lien du site GEIPAN :

18)  E.Zurcher et C.Hycnard furent rattrapés par les gendarmes dans la longue randonnée menant à ce lieu désertique ; ces derniers ayant oublié les pellicules photos, c’est les photos du CRUN qui furent récupérées par la gendarmerie. Quelques mois plus tard, un groupement ufologique toulonnais (la SVEPS) parvint à récupérer le rapport de gendarmerie et le tout passa dans la revue LDLN sous le nom de la SVEPS.

 

 

ANNEXE :  Barrême est une réserve géologique unique au cœur de l’Europe (présence de nombreux fossiles) avec la particularité d’un synclinal (plissement de terrain) orienté différemment (Nord-Sud) par rapport à l’ensemble de la région. L’espace entre Barrême et Gévaudan est riche en failles.





Partager cet article

Repost 0
Published by magonia51
commenter cet article

commentaires

Retour Page D'accueil...

  • : Le blog du C.R.U.N
  • Le blog du C.R.U.N
  • : ENQUETES ET VULGARISATION DU PHENOMENE OVNI EN REGION PACA
  • Contact

N E W S . . . O V N I . . . S C I E N C E . . .

                                              Le CRUN retrouve un nouveau Vice-Président!
Félicitation à LAURENT AUGIUS !
       
-----------------------------
Prochainement:
Présentation du nouvel AMS
Conçu par MIRKO (ex-ICDV)
--------------------------
"...c'est trés bien ce que vous faites..." 
Les frères Bogdanoff félicitent le travail du CRUN à Nice !
P6100607-copie-1
     
        *****
Le CRUN n'accepte plus de sympathisants et reste,
(sauf exception) fidèle à son nombre actuel (20).
Vous pouvez toujours nous contacter au: crun.06@hotmail.fr
 
Votre actualité est mise à jour régulièrement
        t t e n t i o n :
Certaines infos diffusées sont difficilements vérifiables et demeurent de la simple information. 
VIDEO REAL UFO BRESIL ICI : link     
     
 
   
           De nouveaux visages sur Mars !           
 
----------------
Pour nous contacter ou nous faire parvenir vos témoignages cliquez ICI
(vos témoignages ne doivent concerner que la région PACA, merci)
--------